mardi 23 janvier 2018

Les morsures de l'ombre. - Karine Giebel.


« Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. 

Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince... »


300 pages, format poche, 
prix format poche :6euros95 (amazon)
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C'est un coup de cœur, c'est cru, c'est vicieux ! Les personnages deviennent à tour de rôle des suspects avant que le clap de fin ne retentisse et nous délivre de nos doutes ! Car oui de oui, Karine va  réussir à nous mener par le bout du nez sur plus de 250 pages ! Des pages brillantes d'efficacité...

Je n'ai pas eu besoin d'attendre longtemps avant de ressentir mes premiers frissons ; la tortionnaire de Benoit est complètement givrée et va se jouer de lui aussi bien sur le plan psychologique que physique... Benoit luttera, et essayera coûte que coûte d'inverser le cours de cette funeste partie, oubliant qu'il n'a plus une seule carte en main, même plus celle de sa vie...

    Il sera notre narrateur principal mais nous échangerons, tout de même, au court du récit avec sa femme, ses collègue, sa tortionnaire Lydia, et enfin la psy de cette dernière. En seulement quelques pages nous découvrirons les vices des uns et les secrets des autres...  Séquences qui se chargeront d'assombrir un peu plus ce thriller déjà sacrément obscur !

Au-delà de ses personnages complexes et de son filon invisible, c'est son rythme qui le classe sur le podium des page-turner du siècle. C'est une véritable montagne russe, de l'adrénaline sur papier ! On monte doucement, pas lentement, un rythme correct et maîtrisé. Puis... on passe une première bosse ! ça secoue, ça réveille, ce n'est ni un rêve ni une mauvaise blague. Les petites bosses se succèdent, et d'un coup... C'est le vide. On dégringole à une vitesse effrayante, notre cœur s'emballe, nos mains tremblent et tout devient incertain ; la trajectoire, le terminus... La notion du temps disparaît et... c'est terminé.

Pas le temps de souffler ni de capituler, c'est terminé.
Et on en a pris plein les yeux.

2 commentaires:

  1. Je n'ai toujours pas lu de Giebel, il serait temps de m'y mettre !

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    1. Oh que oui ! :D Je te recommande très très chaudement "Meurtres pour rédemption" de la même autrice !

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