vendredi 23 mars 2018

Couleurs chimères, de Philippe Devos et Laura Hedon.

Résumé ; « Il est donné à tous ceux qui s’en donnent la peine d’accoucher d’un poème. Mais pour trouver ton cœur, lecteur, quel chemin de traverse devrais-je donc emprunter ? Comment captiver ton imaginaire et l’entraîner dans le sillage que ma plume a laissé, moi le sans-nom, surnageant dans la houle où la multitude se presse, livrant aux dieux de l’édition leurs modestes offrandes ?

Je te propose un jeu. Un jeu à trois. Laura, toi et moi, allons graver sur cet écho d’errance qui palpite au revers de notre ère quelques images. Les tiennes tout d’abord, celles qui ne manqueront pas de germer, au rythme de ta propre voix, en consommant ces quelques vers que je porte à tes lèvres. Celles qui s’offrent en partage ensuite, dans ce modeste ouvrage, reflets émaillés de mes mots ouvrant de nouveaux horizons aux ombres prises derrière ces strophes. 

Un jeu de miroirs, un jeu de pistes, pour colmater le temps qui passe, meubler l’attente, se retrouver loin du brouhaha de l’époque. 

À toi lecteur 
À nos créations oniriques 
Aux ombres qui les hantent. »



Un immense merci à Philippe Devos pour ce service presse.
J'ai été comblée, c'est rien de le dire...

Mélancolie,

C'est le premier mot qui me vient à l'esprit lorsque je songe aux Couleurs chimères, un petit album hybride, mêlant l'art des m(aux)ots et des pinceaux... Il critique et révèle, offrant une porte, un chemin vers un monde égaré et torturé, joliment coloré, alliance d'un poète et d'une peintre : Philippe Devos et Laura Hedon.

J'ai été bercé par les mots autant que par les tableaux !

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Je me suis invitée avec plaisir entre les lignes, regrettant la si grande discrétion de la Petite Étoile, cette lueur joyeuse et vivante, glissant entre les passants silencieux et pressés, les effleurant sans jamais qu'ils ne daignent se baisser pour la contempler... J'ai Trompé le jour au côté des loups, esquivant la routine et son aura mesquine. J'ai vibré avec tout Nibelheim, affrontant de brumeuses colères et ressentiments divers... Mes sentiments se sont mêlés à ceux posés sur le papier avec une grande facilité, j'ai voyagé au cœur des Astres, exploré les racines d'Yggdrasil et dansé à en devenir ivre...

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J'ai parfois eu du mal à comprendre le sens de certains écrits, j'ai dû alors relire et observer avec assiduité le tableau qui lui était associé ; parfois sans plus en comprendre, et parfois en y trouvant un sens nouveau ! Je trouve d'ailleurs, que cette idée de voix à trois, est tout simplement excellente, elle permet de faire éclore une si large palette de perceptions, d'émotions ! Tout d'abord celle de Philippe, puis celle de Laura ; et enfin la nôtre... Chacune est unique et nous transporte - nous parle - à sa manière.

Et c'est bien ce qui fait de ce recueil une si belle découverte. Et qui au-delà de la mélancolie, m'a fait me sentir en vie ; j'ai véritablement été transporté par Nibelheim, je crois que c'est le poème de ce recueil qui m'a le plus secouée, de paire avec La Musique du monde, si magnifiquement illustré... et cette Petite Étoile qui pointe de son doigt, l'espoir qui s'éteint au petit matin...

« Bois lecteur, souffle à souffle, cette plainte enivrée. »


Avec Couleurs chimères, on s'ouvre et se libère, on entremêle notre tristesse et notre espoir à celui de Philippe, on savoure sa plume tantôt délicate et tantôt abrupte - une plume qui sait se faire aussi célère que flâneuse, et on se délecte des tableaux sombres et lumineux de Laura... On a pas vraiment le choix au fond, on se laisse juste et tout simplement entraîner jusqu'au sein de ce flot chantant, au cœur de rêves et de plaintes obsédantes...

« Turbin ne souffre aucun retard

À genoux larbins dès l'aurore,

Petite étoile qui s'efface 

Dans le feu corrupteur de l'or. »

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